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P.U.S.S : DEFENDRE PAR LA PAROLE ET PAR L'ECRIT  |
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N° 8 de la Collection Etudes d'Histoire et des Idées Politiques |
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Il y a une vingtaine d'années, la Conférence des bâtonniers de France
s'inquiétait de la piètre image que l'on avait de la profession d'avocat. Une
étude fort sérieuse, établie à sa demande, notait parmi les raisons avancées
d'un tel discrédit : les lenteurs de la justice et le coût élevé des procès dont les
avocats étaient rendus responsables, la facilité avec laquelle la plupart
d'entre eux étaient capables de plaider toutes les causes et cette irritante
question, toujours posée, comment peut-on défendre quelqu'un que l'on sait
coupable ? Après le constat, la même étude proposait divers moyens de
nature à corriger ces critiques. On pouvait être surpris de trouver en bonne
place l'histoire de la profession d'avocat. Les arguments avancés pour
justifier ce choix ne manquaient cependant pas de pertinence...
Lorsque le public et les avocats eux-mêmes auraient appris, par des études
sérieuses, l'origine et l'évolution de la profession, la place que le barreau a
tenue depuis longtemps dans la société, peut-être y aurait-il alors un
changement dans l'opinion. Se contenter de redire que les avocats sont avant
tout des auxiliaires de justice, qu'ils assurent "par la parole et par l'écrit", la
défense des personnes dans leur honneur et leurs intérêts, ne suffit pas. Ne
convient-il pas plutôt de rappeler qu'il fut un temps où "les avocats formaient
les juristes et la doctrine" et participaient ainsi à l'élaboration du droit ; qu'ils
ont été à des heures décisives, porteurs d'idées nouvelles ; qu'ils ont défendu,
et souvent à des époques et dans des circonstances où il y avait quelque péril
à le faire, des valeurs fondamentales comme la liberté ou l'indépendance ;
que nombre d'entre eux, à la barre ou l'abandonnant, au palais ou à la ville,
se sont fait un nom en littérature ou en politique ? Pourquoi ne pas rappeler
également que les critiques actuelles formulées contre la profession sont
aussi anciennes que la profession elle-même, ce qui relativise beaucoup leur
portée ? L'histoire conduite jusqu'à une date récente mettrait, en outre, en
évidence que la profession d'avocat n'appartient pas au passé, qu'elle a su
s'adapter et maintenir, par-delà les mutations, les valeurs qui l'ont fondée ;
que les avocats continuent d'exercer les fonctions qui étaient les leurs et qui
ne se limitent pas à la seule défense de leurs clients. L'histoire, enfin, ferait
aussi apparaître les ombres d'une profession qui, à côté des grandeurs, a
connu ses faiblesses.
(extrait de l'avant-propos de Jean-Louis Gazzaniga)
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| ISBN : 2-909628-97-3 |
| Format 16 x 24, 344 pages |
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| par : Sous la direction de Jean-Louis GAZZANIGA |
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